3 types de sécurité pour la femme enceinte
Bienvenue sur Parents Enfants Connectés ! Si tu es nouvelle ou nouveau ici, tu voudras sans doute lire mon ebook gratuit qui te permettra de retrouver calme et sérénité face aux pleurs de ton bébé :
Avant de parler du sentiment de sécurité chez la femme enceinte, je vais aborder ce qui peut être à l’origine d’un sentiment d’insécurité et entraîner du stress.
Description des 3 cerveaux
Reptilien, l’instinct
C’est notre premier cerveau. Il assure les fonctions vitales. C’est lui qui prend le relais en cas de danger grâce à 3 stratégies : fuite, lutte ou inhibition (immobilisation).
Limbique, émotionnel
C’est notre deuxième cerveau. C’est lui qui gère la mémoire implicite, les apprentissages et les émotions. C’est grâce à ce cerveau que l’on a des perceptions grâce à nos 5 sens, que l’on ressent de la satisfaction.
Néocortex, la pensée
C’est notre troisième cerveau, siège du savoir et de l’évolution de l’être humain.
Il est la base de l’intelligence, de la mémoire explicite, de l’organisation, de la planification.
2 types de stress : bon et mauvais
Pour le cerveau, le stress est toujours synonyme de danger.
Le stress est adapté (bon stress) lorsqu’on est face à un danger réel. Celui-ci permet de réagir face au danger et donc de sauver sa peau grâce à un seuil élevé d’éveil et d’attention.
Le stress peut aussi être inadapté (mauvais stress) lorsqu’il inhibe, paralyse et provoque tout un tas de réactions inadaptées dans des situations quotidiennes. Celui-ci épuise les réserves de survie et est toxique pour le cerveau (trop d’ammoniaque dégagé par le neurotransmetteur glutamate). Des problèmes de mémoire, d’attention et d’apprentissage sont le signe d’un trop-plein de toxicité.
Danger réel ou expérience enregistrée comme un danger
En cas de danger réel ou bien lorsqu’une pensée arrive dans le néocortex, celui-ci demande au cerveau limbique, via l’amygdale, s’il peut agir.
Le limbique traite le stimulus ou « l’ordre de la pensée » en fonction de la perception de danger (il y a un prédateur dans la pièce) ou bien en fonction de ce qui a été appris (je n’ai vécu que des expériences avec des hommes qui se sont comportés comme des prédateurs, je perçois tout nouvel homme qui entre dans ma vie comme un prédateur). Si « danger », le cerveau limbique coupe le néocortex (plus de réflexion possible) et active le reptilien qui met en place un des 3 réflexes de survie cités plus haut.
L’information peut être traitée comme un danger, même s’il n’y en a plus aujourd’hui, et donc créer des stress inadaptés.
Tout ce paragraphe est là pour montrer qu’il est important d’évacuer tout un tas de peurs et de stress inadaptés pour pouvoir garder un cerveau néocortex actif et vif, donc une bonne santé et la capacité à réfléchir.
Chaque être humain, en fonction de son vécu personnel et du vécu traumatique de sa lignée, trimballe avec lui des stress inadaptés dus à la peur que les traumatismes vécus se reproduisent. J’ai passé un certain nombre d’années à me délester de stress et à créer de nouveaux apprentissages, basés sur la sérénité !
C’est ce que j’ai à cœur d’apporter comme état d’esprit et en actes concrets dans mes accompagnements.
Spécificité de la femme enceinte
Une femme enceinte est vulnérable par nature. Ses stress, adaptés ou non peuvent être plus importants qu’en temps normal. Elle est pleinement dans sa polarité féminine avec l’ouverture, l’écoute, l’accueil, le changement d’état. Donc le besoin de sécurité de la femme enceinte est essentiel et encore plus accru dans cet état. C’est le sentiment de sécurité qui favorisera l’état de bien-être grâce à l’ocytocine. Et c’est l’ocytocine qui permettra des contractions efficaces et un lien d’attachement mère-enfant au top !
Voici 3 types de sécurités dont a besoin la femme enceinte :
1/ Sécurité affective, émotionnelle, psychique
La sécurité affective est celle qui te permet de te sentir en sécurité au plus intime de toi-même dans ton cœur.
Elle est grandement améliorée et renforcée dans la relation, donc, quand l’entourage est soutenant, présent, aimant, notamment le co-parent. Mais cela peut aussi être de la famille, un.e ami.e, un.e professionnel.le.
Donc, si tu as un compagnon maltraitant, il est évident que cette sécurité est mise à mal.
Personnellement, pendant ma première grossesse, ma famille proche était une grande source de stress pour moi. Je percevais certaines personnes comme un danger. J’ai clairement demandé d’arrêter le contact au moins jusqu’à la naissance de mon bébé. C’était un stress inadapté (mais qui existe bel et bien) qui m’a montré le chemin pour m’en libérer et pouvoir vivre à la place une expérience « seulement désagréable » ou neutre.
Magali, dans son précieux témoignage (avec podcast) nous montre combien ses expériences de vie l’ont poussé vers l’autonomie, et donc de ne pas mettre sa sécurité à l’extérieur de soi (via l’autorité médicale ou un compagnon). Ils y contribuent mais n’en sont pas la source.
2/ Sécurité matérielle
La sécurité matérielle, c’est le confort, l’enracinement, l’ancrage.
Si tu es en plein déménagement, ou avec un mode de vie précaire, beaucoup d’énergie est mise dans la « survie », et cela peut occasionner un manque de sécurité matérielle.
Avoir un toit, du chauffage et se sentir confortable est une base indispensable.
J’ai accompagné une maman qui a accouché 2 jours après avoir trouvé un appartement. On pourrait dire que le bébé a attendu le bon moment, mais aussi que le corps a lâché suffisamment d’ocytocine pour qu’il puisse arriver !
Pour ma part, les débuts de mes 2 premières grossesses allaient de pair avec un déménagement. Même si je n’étais pas dans la précarité, mon esprit était quand-même plus occupé à construire mon nid qu’à la pleine présence avec mon corps et mon bébé.
3/ Sécurité physique, corporelle
La sécurité physique est en lien avec comment tu perçois ce qu’il se passe dans ton corps quand tu es enceinte.
Des problèmes de santé liés à l’alimentation, la consommation de cigarettes ou d’alcool, peuvent être source d’insécurité. Des peurs liées à ce qui pourrait arriver à ton bébé, une malformation ou un handicap, se situent dans cette catégorie.
Bien te renseigner, avoir de bons diagnostics et faire les bons choix, feront grandir cette sécurité.
J’aborde plusieurs peurs de cette catégorie dans l’article sur 12 peurs liées à la grossesse, l’accouchement et l’arrivée de bébé.
Et toi, qu’est-ce qui a pu te mettre en insécurité ? Et en sécurité ?
Tu peux le dire en commentaire !
Sources :
Formation Pratique en épigénétique méthode Noguès
Ecole Cybele, doula et coach périnatale
Mon expérience
2 commentaires
Carole
Merci pour cet article enrichissant ! En plein dans mon 7ème mois de grossesse, j’ai l’impression de devoir faire face à pas mal de conseils non sollicités qui me mettent un peu la pression. Je comprends aussi l’impact sur le stress que peuvent avoir des petites phrases venues de l’extérieur alors que tout semblait bien aller. Je découvre tout juste ton blog et suis curieuse d’en découvrir plus et de découvrir tes podcasts ! 🙂
Bastienne
oui, les remarques et conseils non sollicités sont souvent vécus de manière désagréable ! Merci pour ton intérêt !