Périnatalité

Accoucher naturellement, c’est possible !

Le défi que je me lance…et que je t’offre

Être mère pour faire autrement

J’ai eu mon premier enfant à 30 ans, avant cela, je n’étais pas prête, je ne le sentais pas. En réalité, je n’ai pas souvenir avoir vraiment désiré un enfant, ressenti cet appel du corps et du cœur. C’était plus une idée mentale et un défi en soi.

Oui, un défi, au risque de choquer.

Je me rappelle que je voulais un enfant pour (me) prouver qu’il était possible de vivre avec lui autre chose que ce que j’avais vécu moi enfant. Il y avait tout de même un vrai désir d’expérimenter par moi-même mon rêve de faire autrement.

Je m’étais formée à la Communication Non Violente (CNV) durant 5 ans, j’avais lu un livre sur les pleurs et les colères des bébés et des enfants que m’avait conseillé une amie, je voyais divers thérapeutes pour m’aider à me sentir bien.

Et je n’en pouvais plus de la manière dont étaient traités les jeunes du collège dans lequel je vivais, que ce soit par l’institution, leurs parents, leurs pairs, certains enseignants, les CPE, leur environnement social et de vie…

L’aventure de la maternité

Je ne m’étais pas positionnée de telle manière à ne pas avoir d’enfant par divers moyens de contraceptions, il a suffi de baisser la garde concernant le jour du rapport et d’avoir un coup de pouce du programme de vie de l’espèce humaine pour que le petit œuf se forme.

J’ai d’abord eu un œuf clair (œuf fécondé et implanté dans l’utérus mais qui n’entame pas sa division cellulaire, donc l’embryon ne prend pas forme). C’était une manière de me préparer : « alors, tu en veux ou pas ? Je te montre un échantillon de ce à quoi ça peut ressembler dans ton corps. » me dit la vie.

La 2e a été la bonne ! Je reconnais que je suis une personne plutôt fertile, je n’ai pas de difficultés à être enceinte.

Nous avons emménagé dans un collectif.

Un collectif de personnes qui vivent chacune leur vie privée mais qui ont une vie de groupe, de gestion d’un lieu, des projets en commun.

Cela a été pour moi un vrai cocon et surtout une découverte de moi-même et de la mère que je souhaitais être.

Comme à la base, je suis quelqu’un qui ne prend pas les chemins tout tracés, il était naturel que je fasse pareil pour vivre ma grossesse et ma parentalité. J’aime voir tout ce qui existe et ce qu’impliquent les grandes décisions que je prends.

J’ai été témoin du parentage proximal et d’une bienveillance sans égal envers les enfants, de la part d’un grand nombre de personnes. J’ai posé des questions et j’ai été accompagnée moralement et physiquement pendant ma grossesse.

Accoucher à la maison

Mon enfant est né chez moi, dans la yourte dans laquelle nous vivions à l’époque.

Je me rappelle m’être dit que je ne me serais pas vue à l’hôpital « ils m’auraient dit de me taire tellement je gueulais » !

Je l’ai fait, j’en suis fière, c’était naturel et malgré la douleur, il valait mieux cela que l’hôpital et une piqûre dans le dos.

Ma peur ne se situait pas dans le fait d’accoucher chez moi, mais dans le fait d’accoucher tout court !

J’en ai traversé des peurs : et si mon enfant est handicapé ? s’il meurt ? s’il a une grave maladie qu’on découvre à la naissance ? si je meurs en accouchant ? si je perds beaucoup de sang ? si je suis trop épuisée ?
Et si et si et si…

Accoucher en maison de naissance

Pour mon 2e enfant, j’ai changé de lieu d’habitation.
J’ai choisi d’accoucher en maison de naissance.

Je ne connaissais pas la température de ma maison l’hiver avec un chauffage pas encore testé. Ma première expérience m’avait montré qu’il m’était important d’être entourée, accompagnée de près (avec une grande bienveillance et un grand accueil) alors l’accompagnement global par 2 sages-femmes était mon idéal. Et enfin, chez moi, il n’y a pas de baignoire contrairement à la maison de naissance.

Mais la maison de naissance, comme son nom l’indique, c’est comme à la maison, ce n’est pas la maternité, je n’étais pas perfusée, aucun gynécologue ou sage-femme excessivement prudent pour me rajouter de l’anxiété…

Je ne vais pas te mentir, je cogitais toujours, néanmoins, j’avais moins peur car je savais à quoi ressemblait un accouchement ! J’ai parlé à mon bébé, je me sentais un peu plus connectée, sûrement parce que j’étais moins parasitée par mes peurs justement.

Dès la première contraction, j’ai senti que c’était le moment.

Le reste, je te fais le cadeau de te le faire découvrir en images.

Retrouver ta puissance de femme procréatrice

Mon défi va être d’interviewer 21 femmes qui ont accouché naturellement pour qu’elles racontent ce qui les a mis en confiance, pourquoi elles ont fait ce choix, les ressources intérieures qu’elles ont mobilisé pour cela.

De la même manière que j’ai été accompagnée et soutenue par la force du groupe de femmes de mon collectif, je veux te donner l’occasion de vivre ce soutien.

Mon aspiration est de te donner à toi aussi des forces émotionnelles, mentales et spirituelles pour que tu vives cet événement au mieux, le plus en accord avec toi et ton potentiel, et avec tes limites également. Le but n’est pas que tu te pousses à accoucher chez toi si tu n’es pas confortable avec ça. Mais plus tu récupèreras ta confiance en toi et ta puissance de femme, plus tu pourras affirmer tes choix, où que tu sois.

Ces photos ont été prises par une photographe présente à l’accouchement de mon 2e fils à la maison de naissance de Castres, Doumaïa.

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