Périnatalité,  Soin

Lait maternel ou lait maternisé ?

Tu es enceinte et tu te demandes peut-être comment tu vas nourrir ton enfant: avec du lait maternel ou du lait maternisé ?
Afin de faire un choix éclairé, il convient d’analyser un ensemble de données.
Tu découvriras ainsi dans cet article de quoi forger ton opinion.
Un deuxième article complète celui-ci : les 10 commandements pour réussir ton allaitement.

Intérêt à donner le colostrum, le premier lait

Aussi appelé « or liquide » pour sa richesse nutritive, c’est le lait sécrété après l’accouchement jusqu’à la montée de lait entre le 3e jour (pour un accouchement par voie basse) et le 5e voire 7e jour pour un accouchement par césarienne.

  • Très chargé en anticorps (Iga) et en millions de globules blancs qui participent à l’immunité. Ces anticorps dépendant des agents infectieux auxquels la mère a été exposée durant toute sa vie.
  • Riche en sels minéraux qui retiennent l’eau dans l’organisme.
  • Apporte des protéines et graisses qui permettent la croissance.
  • Contient des hormones et enzymes qui facilitent la digestion et induisent le métabolisme hépatique.
  • Il permet la croissance tissulaire, la multiplication et l’implantation de bactéries intestinales dans le système digestif.
  • La vitamine E est très importante dans le colostrum.

Grâce au colostrum, le bébé peut constituer une barrière digestive pour lui permettre d’accueillir le lait qui suivra. Il dispose aussi d’un capital d’anticorps qui évolueront et se développeront pendant toute sa croissance.

Même si tu ne souhaites pas allaiter, cela vaut le coup de donner cet or liquide à ton bébé pendant ses trois premiers jours !

Composition du lait maternel

  • Eau (principal composant)
  • Protéines : caséine, protéines solubles (lactoferrine, alpha-lactalbumine, les immunoglobulines IgG/IgA, lysozyme)
  • Lipides : triglycérides, cholestérol, lactose, oligosaccharides
  • Sels minéraux, oligo-éléments et vitamines hydrosolubles avec apport en vitamines K et C

Il est recommandé de supplémenter un bébé avant l’âge de 6 mois, en vitamine D (400UI) s’il est allaité exclusivement.

Les 5 bénéfices de l’allaitement maternel

Je ne vais pas te mentir, après avoir allaité mes 2 enfants pendant environ 2 ans pour chacun, je suis une convaincue.

grand chouchou

Voilà maintenant ce qu’en dit l’OMS :

L’allaitement est le moyen idéal d’apporter aux nourrissons tous les nutriments dont ils ont besoin pour grandir et se développer en bonne santé. Le colostrum, sécrétion jaunâtre et épaisse produite à la fin de la grossesse, constitue l’aliment parfait pour le nouveau-né. L’allaitement exclusif au sein est recommandé jusqu’à l’âge de six mois. De six mois à deux ans, voire plus, l’allaitement doit être complété par une autre alimentation.

1/ Pour la santé du bébé

  • Appelé « le sang blanc », le lait maternel est une substance vivante remplie d’anticorps qui permet un meilleur système immunitaire.
  • Il lui apporte des nutriments essentiels à son bon développement.
  • Facteur de protection pour les maladies chroniques et l’anémie.
  • Le lait s’adapte en fonction des besoins du bébé au cours de la tétée, de la journée, des semaines et des mois. Son goût varie en fonction de ce que mange la mère.
A gauche : lait de début de tétée; A droite: lait de fin de tétée

2/ Pour la santé de la mère

  • Diminution jusqu’à 20% du risque de cancer du sein et des ovaires. Ce sont les cancers les plus dangereux qui sont impactés. L’allaitement maternel est donc un facteur de protection.
  • Facilitation de la perte de poids et diminution du risque de diabète de type 2
  • Diminution du risque d’hypertension artérielle et de maladies cardiaques de 15% à long terme, sous réserve que l’allaitement ait duré au moins 12 mois.
  • Allaiter permet de diminuer les risques de dépression post-partum.
  • Allaiter la première semaine après la naissance crée des contractions qui remettent l’utérus en place et évite des pertes de sang trop importantes.
Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu  Qu'est-ce que le parentage proximal ?

3/ Pour le lien mère-enfant

  • Le lait maternel est bien plus que de la nourriture physique. En réalité, 10% de l’allaitement a une fonction nutritive. Il permet un lien affectif via la chimie (l’ocytocine), l’odeur, le réconfort, le toucher, l’affection.
  • Être allaité permet de réguler son apport en nourriture toute sa vie, à condition que l’on ne contraigne pas les horaires de tétées comme pour le lait maternisé.

4/ Pour faire des économies

Le lait maternel, c’est gratuit ! Et faire des économies, ce n’est jamais négligeable !

Pour du lait maternisé, tu peux compter une dépense entre 17 et 35 euros par semaine pendant 9 à 12 mois (soit entre 612€ et 1260€ pour 9 mois et entre 816€ et 1680€ pour 12 mois).

Des laits sans allergènes peuvent revenir à 70€ la semaine.

5/ Le lait maternel est disponible partout et tout le temps

  • Que tu sois à la maison, en sortie, en voyage (en avion et autre), tu as ton réchaud sur place. Le chauffe biberon est loin d’égaler la praticité du sein maternel. De plus, le lait maternel est toujours à la bonne température.
  • Être en cododo (lit d’appoint à côté du lit parental) permet de donner le sein à ton bébé la nuit sans avoir besoin de te lever et donc de sortir complètement de ton sommeil. Bébé fait de petits bruits ou mouvements et n’a ainsi pas besoin de pleurer fort pour réclamer sa nourriture. Il est rassuré plus vite et se rendort plus vite aussi.

Si c’est si bon, pourquoi aussi peu de femmes allaitent ?

En France, seules 25% des mères allaitent exclusivement leurs enfants jusqu’à 6 mois.  (80% pour les scandinaves, 90% pour les suisses).

1/ Politiques publiques décourageantes

Les politiques de santé publiques sont à la racine du problème. Elles n’encouragent pas les femmes à allaiter, bien que l’on y vienne de plus en plus en France.

Les femmes ne sont pas assez soutenues. Selon les pays, le congé maternité est soit inexistant soit trop court. Les Etats-Unis en sont un bon exemple, il semble que les soins maternels soient une activité en marge de la vie quotidienne.

A l’inverse, en Suède, les parents peuvent s’occuper de leurs enfants, avoir un congé maternité jusqu’à 24 mois. Les pères sont mal vus s’ils reprennent trop tôt leur travail.

Comme le souligne le magazine Alternatif Bien-être, il y a une forme de paradoxe de l’allaitement. Beaucoup de personnes s’accordent aujourd’hui pour dire que l’allaitement est une bonne chose, mais dès que la femme donne naissance, tout semble fait pour décourager les mères à allaiter. Il y a un manque de soutien des maternités dû à un manque de compétences en allaitement et un lobbying efficace des laboratoires de lait en poudre.

Qui n’a jamais reçu dans sa boîte aux lettres des échantillons de lait en poudre à l’arrivée de bébé ? Pourtant, en encourageant la consommation de lait maternisé avant les 6 mois du bébé, les pays ayant ratifié le code de l’OMS le violent.

2/ Personnel médical, les sachants-contrôlants ?

Le personnel médical s’est trop approprié le soin pour les bébés qui revenait en réalité aux mères. Rester un peu plus en retrait permettrait de coller aux réels besoins et demandes des parents et de créer un accompagnement plus efficace.

Le film La Voie Lactée montre un hôpital en Allemagne pro-allaitement. Tout est fait pour maintenir le peau à peau, et encore plus avec les bébés prématurés. Ces enfants tètent, comme les autres. Cette expérience montre combien ce lien mère-enfant est vital car il donne de plus grandes chances de survie au bébé.

Ici, les soignants ont accepté de lâcher leur posture d’individus qui savent mieux que les mères ce qui est bon pour leur bébé.

Pour voir la bande-annonce du film La Voie Lactée, c’est ici; pour acheter le DVD, c’est par ici.

3/ Difficulté à allier travail et allaitement

Il y a une réelle difficulté à concilier allaitement et reprise du travail du fait des politiques publiques. Néanmoins, les entreprises ont le devoir de laisser les femmes tirer leur lait. Dans les faits, elles ont droit à 1h de pause (2 x 30min) pour tirer leur lait ou allaiter leur enfant. Ces heures ne sont pas systématiquement rémunérées. Du côté de la fonction publique, le droit est moins en avance. C’est aux femmes de réclamer ce qui leur est dû.

Techniquement, en s’organisant correctement, il est tout à fait possible de concilier les deux.

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu  La parentalité positive, c’est quoi ?

4/ Manque de préparation

La préparation est nécessaire. C’est comme l’accouchement ! Si tu fais un vague choix d’accouchement physiologique sans te renseigner, il y a de fortes chances que tu finisses sur la table d’accouchement avec péridurale ou césarienne. Pour te renseigner sur l’accouchement physiologique, mon article t’intéressera 🙂

Pour mener à bien ton projet d’allaitement, il y a besoin de se renseigner un minimum. Surtout dans des pays qui n’encouragent encore pas suffisamment cette direction dans leurs actes. Tu peux pour cela aller lire mon article 10 commandements pour réussir ton allaitement !

5/ Volonté de déléguer le biberonnage aux pères

Les femmes veulent parfois que les hommes donnent le biberon, pour déléguer leur charge mentale. Or, depuis la nuit des temps, les femmes allaitent. Selon moi, les femmes ont à accepter qu’elles ont coché le programme « femme » en s’incarnant. L’évolution nous montre que les hommes ont complètement leur place dans le foyer et peuvent passer du temps avec bébé de plein d’autres manières qu’en biberonnant.

6/ Dégoût de l’allaitement dû à l’image sexualisée des seins

Il peut y avoir un blocage dû à l’image sexualisée des seins, très répandue aux États-Unis et de manière générale dans la culture occidentale. Il faut savoir que cette sexualisation des seins est relativement récente dans l’histoire de l’humanité. Et allaiter reste un acte naturel.

Pourquoi les 2 fonctions (nutritive et sexuelle) ne pourraient-elles pas aller de pair ? Comme une paire de seins d’ailleurs 🙂

Il y a, je pense, à questionner son rapport au corps, à la nudité et à la sexualité.

7/ Peurs, doutes et croyances limitantes

Peut-être que tu as des peurs dues à des croyances (dues aux expériences d’autres personnes ou aux tiennes passées) du style « je n’aurai pas assez de lait », « mes seins sont trop petits ». ça peut valoir le coup que tu te renseignes et que tu débloques ton émotionnel car les croyances créent notre réalité ! Tu pourrais aussi craindre d’avoir les seins déformés. Sache que les seins se déforment par le simple fait d’avoir porté ton bébé et qu’il y ait naturellement une montée de lait, même si au final tu biberonnes. Donc ne pas allaiter par crainte que tes seins se déforment n’est pas une bonne raison 😉

Voici le témoignage d’une mère dans le film La Voie Lactée : « On m’a un jour posé la question combien de temps je pensais allaiter et juste après cela, j’ai eu moins de lait ! ».

Je trouve impressionnant de constater qu’une simple question est venue éveiller son doute et l’a rendu réel. C’est le genre d’exemples qui confirme la puissance de l’esprit dans la réussite d’un projet, quel qu’il soit.

Ces croyances peuvent bien-entendu être associées au doute et au manque de soutien de l’entourage médical et familial. D’où l’importance de bien se préparer physiquement, mentalement et émotionnellement ! Encore une fois, mon article sur les 10 commandements pour réussir ton allaitement, pourrait t’aider.

8/ Difficultés et non-envie

Parfois, même avec de l’accompagnement, l’allaitement est difficile et donc, rendu pas agréable. La préparation commerciale pour nourrissons (lait maternisé) s’avère indispensable et heureusement qu’elle existe ! Et c’est encore mieux quand elle est assumée et bien vécue. On a le choix, donc autant s’en servir !

Qu’est-ce qu’un lait maternisé ?

Le lait maternisé n’est pas un clone du lait maternel. C’est un produit différent, déguisé en remplacement du lait maternel. D’ailleurs, le mot juste pour parler de lait maternisé, selon le code de commercialisation, est « préparation commerciale pour nourrissons« .

Le lait maternisé n’est pas du lait de vache « simple » acheté au supermarché en brique UHT. Celui-ci est fortement déconseillé pour les nourrissons car il est très différent du lait maternel.

Le lait maternisé est un lait de vache ayant subi de nombreuses transformations afin de le rapprocher le plus possible du lait maternel.

Historique du lait maternisé

75% des françaises (données 2015) et 85% des mamans américaines (données 2017) offraient à leur bébé de 6 mois du lait maternisé.

Le lait artificiel (ou maternisé) existe depuis l’invention de la pasteurisation. Nestlé s’est alors emparé du marché. A la fin des années 50 aux Etats-Unis, l’allaitement était déconseillé par les médecins et les gynécologues. C’était devenu ringard d’allaiter ! Vive la science et le progrès !

Les mouvements féministes du début du XXème siècle se sont battus pour l’allaitement, alors que ceux qui ont suivi la Deuxième Guerre Mondiale sont allés dans le courant inverse (les femmes souhaitaient être libérées de leur fonction maternelle pour pouvoir travailler à l’extérieur).

On retrouve le même schéma pour les modes d’accouchement, avec la péridurale qui a été encensée par le mouvement féministe d’après guerre. L’article sur l’accouchement physiologique évoque ce thème.

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu  C'est toi qui es courageuse d'accoucher...à la maternité !

Le film La Voie Lactée montre le système de lobbying de l’industrie agroalimentaire qui s’est infiltré au sein même des hôpitaux sur les prises de décisions concernant l’agencement des pièces de l’hôpital.

Mais pourquoi donc ?

Pour rendre plus difficile l’accès entre les chambres et les salles d’accouchement.

La séparation mère-bébé dans les 2 heures qui suivent la naissance est un facteur d’altération du lien d’attachement mère-enfant qui donne plus de chance à Nestlé d’avoir un nouveau client.

Composition et processus de fabrication du lait maternisé

  • Lait (le plus souvent de vache) écrémé (donc sans gras).
  • Processus de pasteurisation (stérilisation).
  • Dilution avec de l’eau.
  • Ajout de protéines de lait en poudre.
  • Ajout de sucre sous forme de lactose (que les bébés peuvent digérer) et/ou de glucose (souvent de la maltodextrine, un sucre complexe digéré trop rapidement qui stimule excessivement l’insuline).
  • Ajout de vitamines synthétiques B, C, D, E, minéraux (sodium, magnésium, calcium, fer, zinc, cuivre, potassium, manganèse), acides aminés supplémentaires.
  • Deuxième stérilisation.
  • Ajout de graisses végétales (colza, tournesol, palme, coco, maïs, etc) généralement trop riches en oméga-6 (et pas assez en oméga-3).
  • Séchage du mélange à 75 degrés, concentré, et mis en boîte.

Certaines boîtes plus « haut de gamme » ajoutent :

  • Huile de poisson (apport oméga-3).
  • Probiotiques et fibres pour renforcer la flore intestinale, l’immunité et la résistance à l’eczéma et aux allergies.
  • Choline, une forme de graisses qui favorise le développement d’un cerveau performant.

Choisir un bon lait maternisé

De manière générale, il convient d’éviter les laits bas de gamme.

Formule à base de lait de vache dédiée à la prévention des allergies aux protéines de lait de vache (même si l’enfant ne présente aucune allergie ni réaction d’intolérance). Ces formules contiennent du lait partiellement digérées par des enzymes en laboratoire. Il est ainsi possible de diminuer fortement un diabète de type 1 et des problèmes comme l’eczéma.

Lait Nidal Excel HA 2 (Nestlé)
Bébé Expert HA2 (Gallia)
Allernova (Novalac)

Formule à partir de protéines végétales hydrolysées. Cela élimine les problématiques liées aux protéines de lait.

Novalac Riz (Novalac)
Modilac Expert Riz 2 (Modilac)

Rendre l’expérience du lait maternisé positive pour tous

Si ton bébé naît prématurément, que tu ne peux pas démarrer l’allaitement et qu’il est hospitalisé, tu peux faire appel au lactarium afin qu’il bénéficie des qualités du lait maternel donné par d’autres mamans. Voici la liste des établissements hospitaliers qui proposent ce service.

Si tu fais le choix de le nourrir avec du lait maternisé, voici ce que tu pourrais mettre en place pour vivre les bénéfices similaires à un allaitement (à part l’aspect nutritionnel) :

Renforcer le contact physique

Un bébé nourri au biberon avec du lait maternisé se fait espacé de plusieurs heures. Il est donc nourri moins souvent qu’un bébé nourri au sein, la conséquence est qu’il est parfois moins porté. Pour combler son besoin de contact physique, il peut être intéressant d’adopter le portage en écharpe ou porte-bébé (au lieu du landau) et le cododo.

La proximité physique renforce également le lien d’attachement et l’instinct parental, ce qui a pour effet de répondre plus facilement aux besoins du bébé.

Préparer l’espace pour biberonner

Que bébé soit dans la chambre parentale ou dans une chambre à part, il conviendra de créer des conditions idéales au rendormissement de chacun en amenant en amont les doses de lait, une bouteille d’eau et les biberons, en mettant une bouilloire dans la chambre, en installant des lumières tamisées et un espace pour le change.

En cas d’allergies ou d’intolérances alimentaires

Si tu soupçonnes que ton enfant n’accepte pas bien le lait maternisé, tu peux peut-être, en plus de choisir un autre type de lait, jeter un œil à cet article, qui aborde la méthode Noguès pour agir sur l’émotionnel et Lumen Care pour de la réinformation vibratoire. Le bébé allaité au lait maternel peut également souffrir d’allergies. Tu peux voir le même article pour les mêmes raisons.

Je t’invite à partager l’article et à le commenter, notamment si tu connais des laits maternisés de bonne qualité qui pourraient compléter cet écrit.
Pour lire l’article qui t’aidera dans ton allaitement, c’est par ici !

Sources :
Formation de Doula et Coach Périnatale, école Cybele
Sur le colostrum : Plaquette de la doula Laura Munoz
Magazine de Santé Alternatif Bien-être Janvier 2016 n°112
Film La Voie Lactée
Informations glanées de l’ntervention de divers professionnels de santé sur l’allaitement organisé par la CPAM du Tarn (2021)
Leche League
Wikipedia (pour la photo des différentes textures du lait maternel)

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8 commentaires

  • Isabelle

    Encore un magnifique article très documenté. J’hallucine sur le chiffre de 25%, quand on connait l’importance de l’allaitement. J’ai testé les deux, lait maternel et lait maternisé. Et la deuxième option n’était pas choisie, mais subie (père absent, maternité pas soutenante face aux difficultés du début). Merci pour ce superbe article.

    • Bastienne

      Merci Isabelle pour ton retour sur tes 2 expériences différentes. Oui, malheureusement, tu n’as pas été entourée et soutenue… C’est chouette que tu aies pu vivre autre chose aussi 🙂

  • Valérie, Madame Pas de Soucis

    Merci pour ce superbe article !
    Il y a tellement de « mauvaises raisons » qui peuvent faire croire à une femme que l’allaitement n’est pas ce qu’il y a de mieux… Après, chacune fait en fonction de ce qu’elle souhaite / peut bien sûr, mais si on peut écarter les croyances limitantes et autres fausses bonnes raisons c’est déjà top !
    J’invite toujours les femmes enceintes que je reçois au cabinet à réfléchir à l’allaitement, et à se renseigner sur ses bienfaits tant pour l’enfant que pour la mère. C’est vrai que quand on travaille ce n’est pas toujours possible, mais si on peut allaiter au début 100% du temps, puis au moins matin et soir quand on a repris le travail pendant quelques mois, c’est autant de gagné pour la santé de l’enfant.
    Je le vois souvent au cabinet : les enfants allaités sont beaucoup moins malades que les autres, car dans le lait il y a aussi les anticorps que fabriquent la mère si l’enfant comment à attraper un rhume par ex. Et puis le lait maternel est tellement plus digeste : la probabilité de coliques et de reflux est bien plus faible (si la mère a une alimentation correcte bien sûr, car du coup c’est elle qui doit mettre dans son alimentation ce qu’il faut), cela diminue aussi les risques d’eczéma…
    J’ai réussi à allaiter mon fils au moins partiellement jusque ses 2 ans et demie, et même encore aujourd’hui à 5 ans il n’est quasiment jamais malade ! Je me suis battue pour réussir à l’allaiter car suite à un début de vie compliqué pour lui nous avons été séparés à la naissance et il a dû avoir le biberon pendant cette période. J’ai galéré pour rattrapper ça mais j’ai réussi et c’est un grand bonheur pour moi d’y être arrivée : je pense avoir fait un réel cadeau à mon petit bonhomme
    Encore merci pour cet article qui me parle tellement

    • Bastienne

      Merci Valérie pour ton grand commentaire. Bravo d’avoir réussi à allaiter ton petit après la séparation des débuts !!
      Oui, c’est vraiment tout de gagné pour l’enfant le lait maternel. Je me suis rendue compte en lisant des infos sur le lait maternisé que c’était en partie à cause de ça que j’avais eu de l’eczéma enfant. Pour le reflux, une homéopathe m’avait dit que 90% des bébés en ont, donc pas sûre que ce soit moindre qu’avec le lait en poudre, mais pour les coliques, je pense aussi qu’il y en a moins chez les bébés allaités.

  • Chloé

    Super article ! Je suis éffarée chaque fois qu’une (future) maman me dit « J’aimerais bien allaiter mais je ne sais pas si je pourrais », ou bien « J’ai essayé d’allaiter mais je n’avais pas assez de lait ». Les croyances ont la vie tellement dures ! Et encore pire, les pseudos conseils médicaux de personnel non formé, qui ruinent un grand nombre d’allaitement… Il y a un énorme boulot à faire de ce côté là, mais les lobbys veillent au grain, ou plutôt au lait 😅

  • Eirene

    Merci pour cet article!!
    Si je peux me permettre, je vais ajouter comme contrainte: l’entourage. Combien de fois j’ai entendu de la part de ma belle mère (qui n’a pas allaité mon mari) « il va falloir que tu le lâches ton enfant » « il dort pas parce que ton lait n’est pas suffisant » ou d’autres personnes me dire « ah! mais il va rester collé à sa maman! » et d’autres croyances limitantes du genre.
    Très difficile d’allaiter en France. J’ai beaucoup regreté mon pays pendant cette période là…
    Mes copines Uruguayennes qui allaitaient jusqu’à 18, 24 voir 36 mois heureuses et soutenues, et moi qui était très mal regardée quand j’allaitais ma petite ou mon petit de 3-4 mois…
    Heureusement je suis têtue…

    • Bastienne

      oui carrément ! je parle de ça dans mon prochain article 🙂 (lâcher le regard des autres, et les envoyer bouler!)
      Heureusement que tu savais comment ça se passait en Uruguay pour savoir que c’est qqchose qui se fait, que c’est ok ! j’imagine que cela t’a aidé à garder le cap. Bravo pour ça !

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