Introspection

Cas pratique de CNV : port du masque aux enfants

Cet article est la continuité logique de l’article 4 bénéfices à vivre la CNV en famille (4ème partie).
Vivre la CNV (Communication Non Violente) est un acte profondément politique puisque chaque être humain a l’occasion de prendre conscience de ce qu’il se passe en lui et de reprendre les rênes de sa vie.

citation de CNV
affiches de Nathalie à découvrir sur son blog

Ici, j’aborde le sujet épineux du port du masque imposé aux enfants par les décisions politiques. Cet article est surtout destiné aux adultes qui ne se sentiraient pas à l’aise d’appliquer cette mesure. Si tu es encore dans le doute et que tu as besoin de forger ton opinion, alors voici l’information d’une étude allemande faite sur 25000 enfants qui montre les effets indésirables du port du masque chez les enfants. Voici le site du collectif Enfance et Libertés qui regroupe des parents et des professionnels, qui va dans le même sens. Je crois qu’en ces temps particuliers, il est bon d’exercer son discernement, son intuition et de se fier à sa propre expérience. Il est aussi possible de passer des heures à éplucher tous les documents. C’est toi qui choisis !

port du masque enfants
Bon, apparemment, eux, ils ont l’air super contents!

Si tu appliques la mesure, non pas parce que tu crois fondamentalement en ses bienfaits mais parce que tu penses que tu y es obligé.es, c’est que tu adhères à cette idée d’agir à partir de l’obligation et du devoir.

Voici comment on peut, à partir des “Besoins et Stratégies” en CNV, prendre une décision éclairée.

Sortir de la peur et de l’obéissance et prendre des décisions à partir de tes besoins

Tu ressens en ton for intérieur que le port du masque n’est pas bon pour toi et pour tes enfants, et tu ne veux plus agir à partir de cet endroit « d’obligation ».

Alors, je t’invite à te connecter aux besoins en jeu dans la situation :

1er groupe de besoins :

Quel sont tes besoins derrière cette valeur d’obéissance ?

– Est-ce le besoin d’appartenance au groupe ? (avec la peur d’être rejeté, banni de ce qui « fait société »)
– Est-ce le besoin de sécurité ? (avec la peur d’être licencié et de te retrouver à la rue)
– Est-ce le besoin de simplicité ? (avec la peur de décider de ce qui est bon pour toi et tes enfants, donc déléguer à l’autorité est plus facile)
– D’autres ?

2e groupe de besoins :

Tu veux peut-être agir à partir de besoins comme la congruence, l’intégrité, prendre soin de la vie, l’expérience de la confiance en soi, en la vie et en les autres, de la solidarité, de se confronter à ses limites, à son potentiel, à ses erreurs ; ou d’autres qui te parleraient plus.

CNV en action : Trouver des solutions qui prennent en compte tes 2 groupes de besoins

Ici, tu trouves d’autres stratégies que l’obéissance, des solutions concrètes, tu fais des demandes autour de toi, tu agis A PARTIR DE TOUS TES BESOINS. Tu peux pour cela les écrire sur une feuille, les placer en face de toi et te demander QUELLE(S) ACTION(S) pourrai(en)t tout combler.

Peut-être que rien ne viendra dans l’immédiat. Peut-être que des peurs surgiront, et c’est ok, elles viennent t’indiquer d’autres besoins. Tu peux te laisser inspirer en prenant le temps, en “rangeant” ce questionnement quelque part dans ton cerveau. Ton inconscient et ton âme feront le reste du boulot et le fameux “Eurêka” arrivera.
Il y a également la possibilité d’être plus proactif et de mouliner à fond les ballons, de solliciter des associations, des proches qui t’aideront dans l’avancée de ce questionnement.

Des exemples de solutions (juste pour donner des idées)

– Je suis professeur et décide de désobéir et d’arriver dans mon collège sans masque. Je me renseigne avant pour savoir ce que je risque vraiment, quelles sont les modalités de licenciement. La situation se retourne à mon avantage, c’est le moment pour me reconvertir car je m’ennuie depuis quelques années. J’accepte que certains de mes collègues ne me parleront plus. Je me crée un groupe de soutien à l’extérieur avec des personnes en accord avec moi, par exemple sur Reinfocovid.

– Je suis parent d’élève et je décide que mon enfant ne portera plus de masque à l’école. Je recueille son avis pour le prendre en compte (surtout adolescent, le besoin d’appartenance étant très fort, il pourrait mal vivre le fait de ne pas faire comme les autres). Cela peut être de trouver un médecin qui me rédige une attestation, ou bien j’en rédige une moi-même (puisqu’apparemment cela se fait). Il y a la possibilité de le retirer de l’école et prendre soin en amont de tout ce que cela implique. Ou encore, discuter et exprimer mon inquiétude auprès de la direction de l’école. Je peux aussi rejoindre le réseau social Solidarita pour rencontrer en cher et en os des personnes qui désobéissent seules ou ensemble tout en continuant à “faire société”.

Dans ses vidéos, Louis Fouché parle de la désobéissance civile et de quelques astuces de cheminement intérieur. Ici un extrait d’une interview de février 2021 de 11 minutes, et la vidéo entière d’1h.

Peut-être qu’à l’issue de ce travail personnel, ta peur sera toujours bien présente et tu garderas la stratégie d’obéissance pour nourrir tes besoins. C’est ton choix, mais au moins, tu le feras en conscience 😉

Et puis pour te déculpabiliser un peu si tes enfants vont à l’école avec leurs masques alors que ça ne te va pas, toute mobilisation de ta part est de l’ordre du “témoin secourable” pour reprendre les mots d’Alice Miller et l’écrit du dossier du magazine Nexus n°135 à ce sujet. C’est à dire qu’à partir du moment où un adulte atteste le préjudice subi et apporte un soutien (même temporaire), même s’il n’est pas en mesure de résister à des actes portant atteinte à l’intégrité et la dignité de leurs enfants, sa mobilisation contribuerait à leur équilibre psychologique d’adulte.

Ce que je ferai

Personnellement, mon fils est en grande section de maternelle dans une école privée classique (alors qu’avant : non-scolarisé, puis école démocratique). L’année prochaine, nous choisirons certainement de le déscolariser. En effet, j’ai un rêve tapis bien au fond de vivre l’instruction en famille. Et puis le port du masque n’est pas une option envisageable ni pour moi ni pour mes enfants. Et s’ils interdisent l’école à la maison, et bien d’ici là il peut s’en passer des choses… Mais je me prépare doucement à désobéir, à me sortir complètement de la toile d’araignée.

Quelles sont les solutions que tu arrives à trouver pour prendre soin de tous tes besoins ? Je suis vraiment curieuse de savoir car beaucoup de personnes vivent des situations bien plus délicates que la mienne. Je reconnais que ce n’est pas un choix facile.

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Un commentaire

  • Valériane Theys

    C’est très intéressant, j’avais déjà fait un exercice d’auto empathie sur le port du masque. Nous devrions TOUS le faire afin de connaître nos besoins derrière cet acte. Je n’ai pas encore d’enfants mais l’article m’intéresse tout de même… !

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