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La parentalité positive, c’est quoi ?

Origine

La parentalité positive n’est pas juste un phénomène de mode suite à l’approfondissement des neurosciences.

Le terme de parentalité positive a été mentionné lors de la Convention des Nations Unies sur les Droits de l’Enfant (CNUDE) de 1989.

Mais bien avant cela, un homme, nommé Janusz Korczak, a grandement influencé ce que sont devenus les droits de l’enfant ensuite. Considéré comme le père spirituel des droits de l’enfant, ce polonais était éducateur, médecin et écrivain visionnaire. Il est décédé à Treblinka en 1942 avec les 200 orphelins dont il s’occupait à Varsovie.

Il s’employa à promouvoir une éducation ambitieuse et respectueuse, mise en œuvre au quotidien par des adultes animés d’une triple volonté :
-protéger sans enfermer /
-instruire, par le plaisir partagé de la transmission et de la découverte et non par la seule contrainte /
-élever, et non pas dresser, c’est à dire se mettre à la hauteur des enfants pour mieux accompagner leur croissance.

Texte issu de la préface du livre Le droit de l’enfant au respect

Définition de la parentalité positive

Le rapport « Evolution de la parentalité : Enfants Aujourd’hui, Parents Demain. La parentalité positive dans l’Europe contemporaine . » suite à la conférence des ministres européens chargés des affaires familiales des 16-17 mai 2006 dresse un état des lieux et une synthèse de la parentalité positive à partir de la CNUDE.

Ainsi, la parentalité positive « respecte les droits de l’enfant et son intérêt supérieur comme le veut la CNUDE tout en tenant compte des besoins et des ressources des parents. »

« Le but ultime est d’améliorer la qualité de vie des enfants, celle de leurs parents, et en dernier lieu, la société même. »

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« L’enfant a droit aux soins, à la sécurité et à une éducation respectueuse de sa personne et de son individualité. »

Toujours selon ce rapport, la parentalité doit apporter à l’enfant :

  • Education (nourriture affective, attachement, intérêt pour l’enfant…)
  • Structure (limites, normes, règles…)
  • Reconnaissance (des opinions, des émotions de l’enfant…)
  • Pouvoir (possibilité pour l’enfant d’influencer son parent…)

Parentalité à l’inverse de la parentalité positive

  • Maltraitance physique
  • Abus sexuels (voir à ce propos mon article sur l’inceste)
  • Négligence
  • Maltraitance et négligence affective

La CNUDE interdit de maltraiter ou de négliger un enfant ainsi que tout châtiment violent ou humiliant de la part des personnes exerçant la responsabilité parentale (articles 19 et 36).

4 styles de parentalité

On retrouve 4 styles que tu peux approfondir dans cet article.

  • Autoritaire (ou autocratique) : ordre et contrainte
  • Distant (désengagé ou négligeant) : absence
  • Permissif (laxiste ou non-directif) : liberté et choix
  • Démocratique (directif) : amour et discipline

Style parental avec l’Ennéagramme

C’est l’objet de mon Bonus en téléchargement gratuit ! Tu y découvriras ton style de parentalité en fonction de ta personnalité. L’Ennéagramme est un outil de connaissance de soi ancien. En se connaissant un peu plus, on peut anticiper nos réactions courantes et donc les amoindrir. Tu peux en lire plus dans cet article.

La parentalité positive en 5 points

1/ Agrandir ta fenêtre de tolérance et connaître les stades de développement de l’enfant

Il est important de savoir qu’entre 1 et 3 ans, les cerveaux reptilien et limbique de l’enfant dominent.

Cela veut dire que l’enfant ne « réfléchit » pas et peut avoir des réactions surprenantes et violentes (mordre, taper etc). Il n’a pas ce comportement exprès pour embêter son parent.

Vers 5-6ans, le cortex pré-frontal commence à maturer, et ce d’autant plus vite s’il a reçu une éducation avec un style démocratique. 

A l’inverse, si l’enfant est humilié, dévalorisé, menacé, ses circuits neuronaux ne maturent pas correctement et les comportements d’agressivité peuvent persister.

Accueillir les émotions de son enfant passe donc en premier lieu par l’accueil de nos propres émotions de parent. Et si ceci est commencé avant d’être parent, c’est encore plus facilitant !

2/ Donner l’exemple

Nous sommes les modèles de nos enfants, qu’on le veuille ou non. L’enfant reproduit qui nous sommes, bien plus que ce que nous lui disons de faire.

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3/ Arrêter la violence éducative ordinaire (VEO)

Des outils existent pour arrêter la VEO.

Voici mon article sur la VEO avec l’image de la violence du tigre et celle de l’araignée, concept développé par Olivier Clerc.

4/ Valoriser l’enfant quand il a le comportement attendu

A chaque fois que l’enfant se comporte comme attendu, le parent le remercie ou le valorise, cela donne à l’enfant la motivation de reproduire ce comportement. L’idée est que ce soit naturel, remercier l’enfant, exprimer combien on est contents, et pas de faire des bons points avec des vignettes vertes qui incitent l’enfant à bien se comporter pour avoir une récompense (motivation extérieure à lui).

5/ Remplir le réservoir affectif de l’enfant

C’est comme cela qu’Isabelle Filliozat nomme le fait de passer des moments de qualité entre parents et enfants. Cela permet de renforcer les moments agréables au lieu de ne voir que ce qui ne va pas.

Être accompagné en tant que parent

Mon accompagnement, ce N’EST PAS ÇA :

Cette émission de télé-réalité est diffusée depuis 2005 en France. Le même concept existe en Belgique et dans les pays anglo-saxons. L’éducation prônée par l’intervenante est clairement dans la VEO, à laquelle je n’adhère pas.

Moi, c’est plutôt Super Nagy (<– mon nom de famille) 😉

Le coaching parental, c’est un moment pour prendre soin de sa fonction parentale pour :

  • Prendre un temps de recul et avoir un effet miroir par les paroles d’une tierce personne professionnelle
  • Prendre soin de toi en « déchargeant » tes difficultés, ton burn-out parental.
  • Recevoir de nouvelles idées et conseils s’ils sont sollicités
  • Te donner l’opportunité de résoudre des difficultés que tu imaginais « normales » ou avec un certain déterminisme « mon enfant est comme ça, faut faire avec ».
  • Avoir de l’information appropriée par rapport à ta situation personnelle
  • Donner de l’importance à ta relation avec tes enfants
  • Apprendre une communication qui rapproche (basée sur la Communication Non Violente, sur la méthode Espere)

Les RDV peuvent se faire de manière ponctuelle ou suivie, nous voyons ensemble ta(tes) problématique(s), et fixons un objectif pour que ta situation s’améliore. Vous pouvez être 2 lors du RDV (c’est même conseillé). Je me centre sur le(s) parent(s); la présence de l’enfant ne m’est pas nécessaire. En visio ou téléphone ou à mon cabinet (France – Tarn).

Si tu veux prendre RDV avec moi, tu peux le faire ici.

Si nous délaissons le présent de nos enfants en faveur du lendemain, nos craintes finiront par se concrétiser : le toit s’écroulera car nous aurons négligé les fondations.

Janusz Korczak – Le droit de l’enfant au respect

Tu es aussi bienvenu.e pour continuer à lire les articles. Je suis sûre que certains peuvent te donner des pistes.

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Sources :
Formation en coaching parental avec Anaïs Euverte
Livre Le Droit de l’enfant au respect – Janusz Korczak

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