Vie simple et nature

Vivre sans télé. Chiche ?

« Oh madame, c’est vrai q’vous avez pas d’télé ? » « Oh, elle a pas d’télé, nooonnn !! » « Mais comment vous faites ? Moi j’pourrais pas ne pas avoir la télé ! »

J’ai ce souvenir de quelques élèves de 6ème lorsque je travaillais dans un collège d’un quartier « chaud » de la banlieue toulousaine. Nous avions créé avec ma collègue des ateliers pour contribuer à développer leur intelligence interpersonnelle et aussi dans le but d’avoir une relation humaine avec eux (et pas seulement d’être une autorité descendante).

Cet article est consacré à l’influence des médias (et surtout de la télé) dans nos vies, en tant que contenant, qu’objet à part entière. Le sujet du temps d’écran acceptable pour les enfants fera l’objet d’un autre article.

Je viens de la génération télé

C’est un bien que ma mère a acquis quand j’avais environ 7 ans, avant elle n’avait pas l’argent pour.
Ensuite, le foyer est devenu comme la majorité des personnes : la télé faisait partie des meubles.
Allumée lors du goûter pris devant les dessins animés, et pour le JT du soir.
Chez mon père, c’était surtout l’après-midi de semaine et parfois le soir pour le film.

D’où m’est venue l’idée de ne pas posséder de télé ?

Il n’y a pas eu un déclic en particulier mais 3 phases :

– Je connais ma tendance à être attirée par la télé, comme un papillon de nuit devant un néon. Je voulais m’éviter une forme de dépendance.

-Avoir vécu de longues périodes sans télé, en vivant à l’étranger et dans ma vie d’étudiante m’a montré que cet objet ne me manquait pas. Cependant, elle était utile pour parfois bien me marrer, découvrir un pan de la culture du pays en question et apprendre la langue.

– La première installation en couple dans un appartement. La question s’est ainsi posée « et la TV ? » Pour moi, c’était non, pour mon compagnon, c’était « oui le temps du mondial ». Elle a été achetée, puis revendue après le mondial de foot, soit quelques mois en tout !

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Nocivité des médias de masse (et surtout la télévision)

La télé, un faux prophète

Autrefois, on trouvait dans les maisons une croix de Jésus (dans la culture chrétienne bien-sûr), maintenant, ce qui trône dans la pièce, c’est la télé (bon, parfois les 2, d’accord).

Je m’appuierai dans ce paragraphe sur le livre 777, La chute du Vatican et de Wall Street selon saint Jean, écrit par Pierre Jovanovic en 2009. Cet auteur est connu pour son livre Enquête sur l’existence des anges gardiens et ses revues de presses économiques depuis plus d’une dizaine d’années. Pour résumer, dans celles-ci, il explique que la crise sanitaire est un prétexte pour camoufler la crise économique de 2008 qui ne s’est jamais résorbée.

Dans son livre 777, il interprète le texte de la Bible, et plus précisément l’apocalypse de saint Jean. Franchement, je lui tire mon chapeau tellement cette démonstration se tient. Et quel visionnaire ce Jean 😉 !

Je reprends donc des passages du livre:

Un prophète a pour but de porter un message d’une autre dimension et de le traduire en langage humain. Jean parle d’une bête à cornes qui dispense des « images animées » et des « messages parlés ».

Une mystique française, Madeleine Porsat, reçu de la vierge Marie est message prophétique en 1846 :

« En l’année 1864, Lucifer avec un grand nombre de démons seront détachés de l’enfer : Ils aboliront la foi peu à peu (…). Les esprits des ténèbres répandront partout un relâchement universel pour tout ce qui regarde le service de Dieu (…)
L’Antéchrist prêchera trois fois mieux que mon très cher fils. »

Je t’invite à te procurer le livre si tu te sens curieux.se d’en savoir plus.

Le média est LE message

Ce sont les médias qui redéfinissent en permanence notre environnement, notre cerveau et notre société autant que les messages qu’ils transportent.

C’est le théoricien Marshall Mac Luhan qui a dit « Le média est LE message », c’est à dire que ce n’est pas ce qu’on voit dans le média qui est vraiment important, mais le média lui-même. Le contenant définit le contenu, la route définit la voiture, le véhicule définit le passager.

La publicité télévisée, à laquelle on ne fait absolument pas attention, mais dont la puissance destructive est la pire de tous les médias. 

C’est la télé qui éduque en grande partie les enfants. Elles ont montré que les tout petits apprennent plus, et plus vite, avec tout ce qu’ils voient à la télévision qu’avec leurs parents ! Plus grave, avec un seul parent, c’est carrément la télévision qui prend le dessus.

Ce gigantesque système média ne parle en priorité que de l’argent des autres et du nombre de tués chaque jour dans le monde. Son rôle ? Créer la peur, l’envie, la jalousie et l’insatisfaction. Et quand la télévision ne vous donne ps le nombre de tués, elle ne vous diffuse presque que des meurtres. 

Ce livre date de 2009, je pourrais ajouter qu’aujourd’hui, le mécanisme est le même avec du vocabulaire en plus : morts, malades et cas positifs.

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Quelques statistiques

– A la fin des années 70, presque tous les foyers d’Europe étaient équipés d’un téléviseur. En l’an 2000, 50% des foyers en avaient 2.

Les informations concernent le continent nord-américain, je suppose en 2009, année de sortie du livre (ce n’est pas précisé par l’auteur) :

– 4h par jour : temps passé devant la télé par un adulte (en France : 3h30)
Cela revient à 28h par semaine, 2 mois par an et 9 ans sur une durée de vie de 65 ans.

2 millions : nombre de publicités qu’un adulte de 65 ans a vues à la télévision.

20 000 : nombre de pubs qu’un enfant voit par an.

8000 : nombre d’actes violents vus par un enfant à la télévision entre 1 an et 18 ans.

200 000 : nombre de crimes vus par un enfant jusqu’à son entrée au primaire.

Je suis impressionnée de voir ces chiffres et tout ce temps qui pourrait servir à autre chose ! Comme de vivre ses rêves, se former, avoir un métier passionnant, passer du temps avec ses enfants, ses proches

Pourquoi cela fait peur de lâcher la télé ?

Peur d’être coupé.e du monde

Je ne parle ici que de la télé. Donc le téléphone portable, l’ordinateur, la tablette, la radio continuent à faire partie de ton quotidien… En réalité, tu es loin d’être coupé.e de ce qui se passe dans le monde.

L’avantage que je vois dans les autres écrans que la télé, c’est que l’on a la possibilité de choisir ce que l’on regarde. Il n’y a pas (ou moins) de passivité.

Même si les autres médias et moyens de communication pourraient faire l’objet d’un article à part entière…

Le besoin d’appartenance fragilisé

Regarder la télé, c’est avoir une référence commune sur les programmes, les musiques de publicité, les personnalités médiatiques, avec les personnes de la même génération. Cela peut donner l’impression d’appartenir à un groupe social, de se sentir « faire partie de ». C’est la même chose pour nos enfants qui ont des références communes et que l’on pourrait avoir peur d’exclure d’une norme.

Personnellement, je connais un grand nombre de personnes qui n’ont pas la télévision. Automatiquement, tu te mettras à rencontrer des personnes sur la même longueur d’onde que toi (soit qui n’ont pas la télé non plus, soit qui ne te jugeront pas sur ton choix de ne plus en avoir), et les enfants partageront autre chose.

La question que je t’invite à te poser est la suivante : comment pourrais-tu vivre ce besoin d’appartenance autrement ?

La télé, comme une autre personne à la maison

J’ai l’image de personnes âgées chez qui l’on rentre avec le bruit de la télévision à fond (car elles sont sourdes). Elle peut donner la sensation de présence humaine.

Donc lâcher la télé, c’est un peu comme de se retrouver face à sa solitude, à ses pensées, à sa vie, à soi-même !

C’est un grand moment que de décider de plonger en soi. Mais c’est une richesse inégalable. Prendre son carnet de notes pour écrire comment tu te sens à la fin de cette journée, au lieu de t’oublier (avec le prétexte de te détendre) devant la télévision (en grignotant quelque chose de potentiellement mauvais pour ton corps pour ensuite culpabiliser).

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu  Un attrape-rêve en cordon ombilical !

Peur de lâcher ses habitudes, sortir du connu

Décider de se débarrasser d’un objet qui a toujours fait partie des meubles revient à sortir de sa zone de confort et des petites habitudes mises en place depuis de nombreuses années. Peut-être que de l’enlever est trop extrême. Alors il y a la possibilité de l’éteindre aux heures où elle était communément allumée, de modifier les habitudes en y allant tranquillement.

Faire du vide peut renvoyer à la mort

Lâcher un objet qui fait partie des meubles revient à se désencombrer.

S’épurer d’objets en tous genres, dont des objets ayant une charge affective, peut être difficile car cela revient à se dépouiller soi-même. Faire du vide dans sa maison et autour de ses objets appréciés renvoie à la perte, et la perte équivaut à la mort. Enlever sa télévision peut donc être ressenti à la hauteur de l’intensité de la peur de mourir.

Il serait ainsi intéressant de te confronter à cette peur, la regarder en face et la laisser passer.

Et si ce thème de la télévision ne te parle pas, peut-être que tu peux essayer de jeter (ou donner) un autre objet auquel tu tiens.

Une baby-sitter pratique

La télé et la tablette sont concernées. Mettre les enfants en bas âge (avant 3 ans) devant les écrans est un moyen utile pour « se débarrasser » de son enfant.

Avoir un enfant est une contrainte…choisie !

Une contrainte, car avoir des enfants implique de renoncer à certaines choses (au moins pendant un certain temps) et de mettre en place des règles de vie différentes de l’AVANT.

« Choisie » car c’est le cas la plupart du temps dans les pays occidentaux, parce que de plus en plus, les femmes ont leur mot à dire en ce qui concerne le choix d’une grossesse.

Donc avoir en charge un ou des enfants est synonyme pour moi d’être au maximum présent.e pour s’en occuper, d’être là pour leur protection et pour leur éducation.
Quand je vois les statistiques ci-dessus, je vois d’autant plus l’effet nocif de la télévision sur le cerveau et la socialisation saine des enfants.

Si tu as des adolescents à la maison, que penses-tu de vous poser le défi en famille de ne plus en avoir ? De faire un brainstorming sur toutes les autres activités que vous pourriez faire à la place du temps passé devant la télé ? Ce qui peut aider est de vivre une transition de vie, comme un voyage, pour passer cette étape.

Si tu es en difficulté et souhaiterais davantage de soutien ou d’idées d’occupation, que peux-tu trouver d’autre que la télévision ?

 

Et toi, t’es-tu déjà débarrassé.e de la télé ?
Ou voudrais-tu tenter l’expérience ? et garder un esprit sain loin de toute pollution mentale 😉
Chiche ?

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4 commentaires

  • Maryline

    Bonjour
    Je n’ai pas d’enfant mais je fais tout de même un commentaire. La télé peut aussi être utilisée uniquement en replay sur une sélection d’émissions. Personnellement j’ai supprimé la télévision pendant les vacances. Et je ne regarde aucune série.
    Merci pour cet article.

  • Laura de Ma Petite Forêt

    Petit témoignage : je n’ai jamais eu la télé, ni enfant, ni adulte (et je ne l’ai toujours pas !). Décision d’une maman qui jugeait l’écran nocif et peu intéressants les programmes qu’on présentait aux enfants, même dans les années 80/90 ! Je reste persuadée qu’une enfance sans télé est une enfance de créativité, d’imaginaire et de jeux ! Cela m’a amenée à créer une école-forêt où les enfants jouent et apprennent dehors et… sans télé 🙂

    • Bastienne

      Merci Laura pour ton témoignage ! En effet, passer le plus de temps dehors est un excellent moyen qui permet de vivre la créativité, la connexion à soi, et donc d’éviter d’avoir recours à la télé.

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