Périnatalité

Accouchement : rôle du partenaire

Le partenaire est généralement le père ou le papa selon le degré d’investissement de celui-ci et comment il est perçu par la mère, par l’enfant… Je ne mets pas le géniteur dans la même catégorie car je considère que celui-ci ne met que la petite graine, donc il n’assure pas vraiment (ou pas du tout) la fonction parentale.

Le partenaire peut aussi être une femme, pour les couples homosexuelles.

Dans tous les cas, ce qui est important, c’est que ce partenaire assure l’autre polarité.

Alors que la femme enceinte est a priori pleinement dans sa polarité féminine, le partenaire va assurer la polarité masculine en mettant à profit ses atouts : la bienveillance, la rigueur, la sécurité, les limites.

C’est le partenaire qui protège le territoire de sa compagne avant, pendant et après l’accouchement.

tête de lion

Je continue en mettant le masculin dans mon écrit car je m’adresse à cette polarité masculine. Tu es garant de cette protection et cette sécurité. Tu as pleinement ta place dans cette grande transformation que sont la grossesse et l’accouchement de ta compagne, sur les plans moral, physique et environnemental.

Je t’invite également à découvrir l’ouvrage de Maïtie Trélaün Etre présent en Homme à l’accouchement dans lequel l’auteur invite les hommes à affirmer leur autorité noble pour se poser en gardiens protecteurs.

Le partenaire avant l’accouchement

  • Parle de tes peurs ou de tes inquiétudes sur l’accouchement soit à ta conjointe soit à un.e ami.e. Les exprimer en amont fera que tu seras plus à même de la soutenir le jour J.
  • Renseigne-toi sur le processus d’accouchement, via des amis pères, des bouquins, des films.
  • Mettez-vous d’accord avant l’accouchement sur ce qu’elle voudrait que tu fasses (ou que tu NE fasses PAS) durant l’accouchement. Par exemple : massage du bas du dos, compter le temps entre les contractions, rester tranquille à côté.
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Pour un premier enfant, il peut être difficile de savoir en avance pour la femme, ce qui lui fera du bien. Soyez tous les 2 prêts à lâcher votre plan si vous voyez que ça ne le fait pas !

  • Participe à son projet ou plan de naissance, ainsi tu sauras ce qu’elle veut et ce qu’elle ne veut pas, en ce qui concerne l’intervention médicale et les soulagements contre la douleur.

Personnellement, je lui avais préparé un petit papier avec les granules homéopathiques à me donner. Au final, c’est la sage-femme stagiaire qui a pris le relais de cette fonction. Mon amie d’enfance présente pour l’évènement me proposait à boire, et je serrais la main de mon homme.

  • Prends des vêtements de rechange pour toi, une couverture ou un plaid à elle pour quand bébé sera là (toujours plus agréable que les couvertures de l’hôpital), à boire et à manger, si le projet est d’accoucher ailleurs que chez vous.

Le partenaire pendant l’accouchement

Plus tu seras calme et détendu, plus tu pourras apporter cette énergie à ta femme.

  • Durant la partie la plus importante du travail, conserve toutes les interférences sensorielles extérieures à leur niveau minimal : lumières, personnes, bruit, discussions. Moins elle aura d’interférences, plus elle pourra être détendue et centrée en elle. Tu seras donc l’interlocuteur privilégié (poli, calme, courtois, confiant) du personnel soignant.
  • Évite qu’elle se sente observée : les personnes supplémentaires dans la chambre, le moniteur fœtal, les appareils photos et les caméras. Si elle se sent observée, elle ne peut pas être totalement détendue et se laisser aller. Imagine comment tu te sentirais si des personnes te voyaient le matin en train de faire caca.
  • Encourage-la à respirer calmement et de façon régulière durant chaque contraction. En contrôlant sa respiration, elle restera au meilleur de sa forme avec une maîtrise d’elle-même.
  • Encourage-la à bouger et à se mettre dans les positions vues avec votre accompagnant.e à la naissance.
  • Si elle aime cela, masse-lui le bas du dos, ses pieds et sa tête : si elle te demande d’arrêter, ne sois pas offensé.
  • Ne lui pose pas plein de questions : anticipe ce qu’elle pourrait vouloir et propose-le lui (par exemple : offre-lui un peu d’eau plutôt que de lui demander si elle veut boire)
  • Sois totalement disponible pour elle, écoute-la et aime-la : ne la juge pas ou ne prend rien personnellement. Elle peut être hors d’elle-même ou dire des choses qu’elle n’aurait pas pensé : peu importe ce qui se passe, n’en tient pas compte.
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Par exemple, pour notre 1er accouchement à la maison, j’étais en colère contre lui  parce qu’il n’était pas revenu assez vite de couvrir notre yourte pour assombrir la pièce, parce que je n’aimais pas la pression de son massage. Je me sentais un peu honteuse de cette colère, et en même temps, aujourd’hui, je comprends que c’était normal.

  • Si elle commence à douter d’elle, encourage-la davantage : c’est signe que vous allez bientôt rencontrer votre bébé.
en lui broyant la main au passage le pauvre
  • Aies confiance en l’équipe médicale : tu fais l’intermédiaire entre ta compagne et l’équipe médicale. S’ils commencent à parler d’intervention pose les questions suivantes :

– Est-ce que le bébé ou ma conjointe est en danger ?

Si non :

– Peut-on avoir 1/2h supplémentaire, seuls, pour pouvoir prendre une décision ?

Poser cette question et rester seuls quelques instants peut éviter une intervention qui ne serait pas vraiment nécessaire. Cependant, si tu veux en savoir davantage, il peut être utile de poser les questions suivantes :

– Cela serait-il efficace ?

– Quels sont les risques ?

– Pourquoi doit-on le faire maintenant ?

– Que se passera-t-il si nous attendons une ½ h / 1h ?

– Quels sont les avantages/ les inconvénients ?

– C’est peut-être un traitement habituel, mais y a-t-il d’autres moyens ?

Le partenaire après la naissance

partenaire et bébé
  • Si vous souhaitez partir de la maternité avant le jour généralement fixé par la structure hospitalière, faites-le savoir. Selon les endroits, ils feront signer une décharge.
  • Pour la visite de la famille à l’hôpital, il peut être utile d’en parler tous les 2, pour voir si cela vous convient vraiment ou pas. Vous êtes libres de dire non.
  • Pour les visites de la famille à la maison, tu peux te transformer en super organisateur qui confiera les tâches logistiques (cuisine, vaisselle, lessive etc) car sinon, ces visites peuvent se transformer en travail supplémentaire dont vous n’avez certainement pas besoin.
  • Pour les remarques de la famille : Ta femme sera en train de se remettre de son accouchement, avec un pic de sensibilité hyper élevé, donc tu es garant d’être attentif aux remarques qui affecteraient ta compagne et de recadrer parents et beaux-parents qui auraient éventuellement quelque chose à dire sur vos façons de vous y prendre.
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Poser des limites est toujours mieux avant que les remarques ne s’accumulent et que ça ne vous mette trop en tension. Et cela peut se faire d’une manière tout à fait calme et détendue. Tu peux voir mon article à propos de l’intérêt d’utiliser la Communication Non Violente en famille.

  • Pour la bonne mise en place de l’allaitement, tu peux regarder cet article pour en savoir plus sur l’allaitement. En plus de l’encourager dans son choix et t’occuper de votre bébé sur d’autres aspects, tu peux faire le ménage, t’occuper des aînés, faire un massage à ta compagne au niveau des épaules (favorise la production lactée), lui préparer des collations nutritives, prendre une pause ensemble…

Si tu es une femme seule qui n’est pas accompagnée d’un partenaire (père de l’enfant ou non), je pense que tu as tout intérêt à intégrer les 2 polarités en toi pour renforcer tes 3 sécurités.

Si tu es accompagnée, l’intégration des 2 polarités peut être bénéfique quand-même pour éviter de te retrouver dans un schéma de dépendance à l’autre.

Sources :
Ecole Cybele, doula et coach périnatale
Mon expérience
Témoignages (via article/podcast) de Anne-Sophie, Magali, et Molly

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